
Ce blog est le support de la "recherche action" menée par la Fédération nationale de l'agriculture biologique depuis 2011, par et pour les paysans bio, pour penser et proposer les modèles conceptuels d'une "nouvelle économie de l'AB" en action.
mercredi 28 octobre 2015
jeudi 18 juin 2015
Une intuition
Rencontres professionnelles de l'Agence BIO du 9 juin 2015
Réduire
les coûts dans l'introduction de produits bio en restauration
collective? Le maire de la commune écologique de Langouët, Daniel Cueff, nous
rappelle comment avec humanité et bon sens il est possible de créer une
cantine 100% bio au cœur d'un territoire emblématique de l'agriculture
intensive.
Assumer
la fonction élective en refusant la démocratie participative qui aurait
diluée l'intention de départ. C'est théoriser et mettre en pratique
une démocratie implicative sur la base d'une cantine 100% bio ou pas
issue de la volonté des élus face aux électeurs. Concerner les gens.
Dans l'omelette aux lardons, la poule est impliquée le cochon lui est
concernée. ..
Un
exemple clair de la construction d'une nouvelle économie "verte" qui
touche aussi bien la production d'électricité que la decarbonisation de
l'énergie communale avec une filière bois énergie.
Dès
lors, l'intuition des élus est une économie qui s'invente pas à pas, au
plus près des réalités de terrain et de la prise en compte des facteurs
humains comme les enfants (que faire avec les leaders négatifs?) ou la
cuisinière (tout ce qu'elle aurait fait avant ne serait pas reconnu?).
S'appuyer sur le Gie du 35 et d'une approche collective des paysans bio,
penser des menus végétariens, jouer sur la saisonnalité des productions végétales et animales, éviter les gaspillages etc.
Voir la vidéo
dimanche 19 avril 2015
une histoire de lait révolutionnaire
Assemblée générale de Biolait. Debat public des 20 ans, jeudi 16 avril 2015
600
personnes présentes pour ce débat organisé par Biolait pour ses vingts
ans, la présence du vice président du conseil régional, du député Yves
Daniel et du sénateur Joël Labbé.
Marc
Dufumier, président de la plate forme française du commerce équitable,
est intervenu pour dire que cette "utopie" d'une filière bio qui
remplacerait le conventionnel n’était pas une idée folle comme le dit le
slogan de Biolait: "du bio partout et pour tous!". 145 millions de litres,
30% du marché et 1200 producteurs, 20 ans après les 6 fondateurs,
l'entreprise est devenue un exemple du changement d'échelle attendue
pour la bio. Non sans poser encore les questions fondamentales de la
constitution du prix juste payé au producteur et des conditions des
marges des intermédiaires jusqu'au consommateur. Un débat interne qui a
fait l'histoire du collectif de producteur, de ses limites et des
compromis actuels que sont venus rappeler quatre anciens présidents en
tribune (le prix du cout de revient fonction de l'autonomie du système, le prix payé fonction des choix de mutualisation entre producteurs...).
Marc
Dufumier a également posé la question de l'équitabilite de la filière du
point de vue de l'accès des publics défavorisés aux produits bio. Il a
souhaité que les pouvoirs publics s'engagent sur l'introduction de
produits bio en restauration scolaire notamment. Il y a urgence a t-il
dit à nourrir les générations futures avec des produits exempts de
pesticides et de perturbateurs endocriniens. Il a proposé que la
politique agricole commune puisse rémunérer les services d'intérêt
général rendus par les agriculteurs même conventionnels des lors que
leurs pratiques produisent effectivement des services pour la
biodiversité et la protection de l'environnement.
Stéphanie Pageot,
présidente de la Fnab (ci-dessus en photo), a rappelé que c’était précisément l'objet de la
mobilisation du 17 mars dernier sur l'aide "maintien"; pour elle, les
producteurs de Biolait portent bien ce rêve initial d'une organisation
collective de production à même de pouvoir maitriser une partie de la
filière dans la durée. En ce sens, le développement de la bio passe par
des organisations économiques qui croient à la bio, c'est-à-dire qui
développent des volumes pour développer des marchés. Une stratégie
payante quand la demande est là, plus risquée quand il faut trouver de
nouveaux clients (et c'est dans une situation de risque qu'on mesure l'engagement...). C'est là que se joue notamment l'accompagnement des cédants et des porteurs de projets pour assurer la relève, ou encore la possibilité de soutenir les conversions des fermes laitières.
A ce titre, Marc Dufumier émettra aussi l'hypothèse d'une demande de bio soutenue par les récentes affaires de viande de bœuf qui n'en n’était pas... Il a fait rire l'assistance en se souvenant que le pouvoir d'achat des asiatiques les avaient rendus tolérants au lait... Mais que ce mirage de la poudre de lait devait se dissiper dès lors qu'on constatait l'ampleur des fermes usines ailleurs dans le monde et les investissements concurrentiels des industriels chinois en Europe. Nous ne serons jamais compétitif sur des productions tout venante. De la qualité et du local bio pour nourrir les villes. Quid de l'accessibilité? Changer radicalement l'économie pour que tout le monde puisse en vivre répondra t-il.
Un programme d'utopie réformatrice assumé et fort
apprécié par les producteurs "rêveurs" de Biolait, fiers semble t-il des
réalités qu' ils ont construit ensemble en 20 ans.
>> retrouvez notre lettres filières "lait": http://www.fnab.org/images/files/actions/filieres/lettresfilieres/lf03_lait.pdf
>> retrouvez notre lettres filières "lait": http://www.fnab.org/images/files/actions/filieres/lettresfilieres/lf03_lait.pdf
mardi 14 avril 2015
Prenez en soin de mon petit cochon rose, monsieur le ministre
(photo: Sarah Alcalay)
Deux délégations syndicales cohabitaient à quelques mètres l'une de l'autre, toutes deux dans l'attente du représentant de l'Etat encore investi de fonctions politiques et symboliques semble t-il indispensables aux mondes agricoles en tension. La FNAB avait choisi d'intituler son colloque "une ambition bio: réussir la transition écologique des territoires", tout un programme motivé notamment par la prospective du Nord Pas de Calais sur la 3ème révolution industrielle théorisée par Jeremy Rifkin (voir vidéo ci-contre pour l'exemple de la ville de Loos-en-Gohelle).
Chacun discourait avec son camp dans cette étrange ambiance inter professionnelle si proche (entre éleveurs) et si distante à la fois (entre organisations). Dans un intervalle, nous fûmes quelque uns à entendre le représentant de la FDSEA évoquer à ses troupes l'expression "d’acceptabilité sociétale de la compétitivité". Un tout autre programme en effet que la transition écologique des territoires. Un programme en soi mais surtout une stratégie dévoilée en une phrase choc. Quelques minutes après, le ministre arrivait et s'arrêtait devant la délégation en question. Nous pouvions assister, avec les journalistes, à la remise d'un petit cochon rose en plastique par un producteur demandant, non sans émotion, au représentant de l'Etat d'en prendre soin au nom de la filière qu'il représentait, fier de sa production et certainement inquiet pour son avenir.
Le colloque public fût l'occasion de parler d'économie agro-alimentaire dans une logique en transition, où les productions de qualité seraient écoulées dans des filières équitables et territorialisées (vidéo ci-dessus). Ce qui fit dire au Ministre Stéphane le Foll tout le bien qu'il pensait de la logique "je produit et on verra après" dès lors qu'il devait ensuite recevoir les mêmes responsables l'appelant à la rescousse car "j'ai produit mais je ne vends pas". Le colloque fut aussi l'occasion pour Stéphanie Pageot, Présidente de la FNAB, de rappeler qu'il fallait parler de "compétitivité plurielle" pour pouvoir justifier de "l'acceptabilité sociétale" pour des filières agro-alimentaires qui ne peuvent s'exonérer des conséquences environnementales et sociales de leurs activités (cf. l'étude MEDDE-CNRS sur le Nord Pas de Calais, ou la vidéo du colloque du 5 décembre 2014, article précédent).
Il y a, on le voit, de réels convergences d'intérêts entre des producteurs soucieux d'incarner une production locale de qualité et d'en vivre d'une manière cohérente. Il y a aussi de profondes divergences politiques et stratégiques sur le type de modèle économique pour y parvenir; avec au coeur du sujet, la place qu'on accorde à la société dans un débat démocratique sur l'économie agro-alimentaire que nous voulons pour nos territoires.
Julien adda
mardi 9 décembre 2014
Pour des systèmes agroalimentaires au service de territoires durables: quels nouveaux modèles économiques?
"Pour des systèmes agroalimentaires au service de territoires durables: quels nouveaux modèles économiques," Séminaire organisé par le GABNOR et la FNAB à Lille le 5 décembre 2014.
Table ronde de 200 minutes organisée comme suit:
- introduction Séverine Romanowski, coordinatrice du GABNOR (jusqu'à 6'30)
- Présentation de la table ronde (jusqu'à 13')
- Olivier Leberquier (FRALIB) jusqu'à 36'
- Sophie Leenhardt (Ministère de l'environnement) jusqu'à 1h06'
- Manon Zakeossian (Eau de Paris) jusqu'à 1h31'
- Christian Petit (cabinet Aqueduc) jusqu'à 1h49'
- Débat de 1h04 à 2h 27'
- Grand témoin Jean-Louis Robillard (VP CR NPDC) Jusqu'à 2h40
Table ronde de 200 minutes organisée comme suit:
- introduction Séverine Romanowski, coordinatrice du GABNOR (jusqu'à 6'30)
- Présentation de la table ronde (jusqu'à 13')
- Olivier Leberquier (FRALIB) jusqu'à 36'
- Sophie Leenhardt (Ministère de l'environnement) jusqu'à 1h06'
- Manon Zakeossian (Eau de Paris) jusqu'à 1h31'
- Christian Petit (cabinet Aqueduc) jusqu'à 1h49'
- Débat de 1h04 à 2h 27'
- Grand témoin Jean-Louis Robillard (VP CR NPDC) Jusqu'à 2h40
mardi 2 décembre 2014
Retour sur la charte du Commerce équitable Nord Nord
Le 4 juillet dernier, la Plate-Forme pour le commerce équitable (PFCE), le réseau Initiatives pour une agriculture citoyenne et territoriale (Inpact) et la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) étaient à Rennes pour l’Université d’été de la solidarité internationale, pour présenter la première Charte pour un commerce équitable local, quelques jours après sa signature.
Construire des liens de solidarité entre producteurs bio et transformateurs bio (vidéo du colloque du 26 novembre 2014)
Dans le cadre des journées d'automne de la FNAB, Sud et Bio a organisé un colloque dans le cadre de la nouvelle économie bio sur les liens entre producteurs et transformateurs bio notamment dans le cadre du contrat de filières pluriannuel régional arrivant à échéance en décembre 2014.
colloque FNAB / Sud et Bio du 26 novembre 2014 à Sète dans le cadre des Journées d'automne de la FNAB. Voir le découpage ci-dessous des séquences.
Introductions Julien Adda (délégué général de la FNAB) et Bernard Kimmel (président de Sud et bio) 0'-3,30'
Évaluation du "contrat de filières bio en Languedoc Roussillon" par Mylene Delisse (Sud et bio) 12'-35'
Tour de table exemples des transformateurs: J-P.Passaga (Moulin de Sauret) 40'-51' / B.Kimmel (Arcadie) 52'-1h03' / M.Lancry (Norabio) 1h05'-1h12'
Analyse par Ronan Le Velly (chercheur) 1h05'-1h12'
Conclusion par Stéphanie Pageot, Présidente de la FNAB
colloque FNAB / Sud et Bio du 26 novembre 2014 à Sète dans le cadre des Journées d'automne de la FNAB. Voir le découpage ci-dessous des séquences.
Introductions Julien Adda (délégué général de la FNAB) et Bernard Kimmel (président de Sud et bio) 0'-3,30'
Évaluation du "contrat de filières bio en Languedoc Roussillon" par Mylene Delisse (Sud et bio) 12'-35'
Tour de table exemples des transformateurs: J-P.Passaga (Moulin de Sauret) 40'-51' / B.Kimmel (Arcadie) 52'-1h03' / M.Lancry (Norabio) 1h05'-1h12'
Analyse par Ronan Le Velly (chercheur) 1h05'-1h12'
Conclusion par Stéphanie Pageot, Présidente de la FNAB
Inscription à :
Articles (Atom)



